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Avis de recrutement du CPILD

Dans le cadre du renforcement de ses activités, le CPILD recherche des personnes pour occuper les postes d'Agent Commercial et d'Apporteur d'Affaires.

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Informations

2e rencontre des Directeurs Généraux de SFD : les dispositions limitant le nombre de mandature des Elus au coeur des débats.des débats.

Tenue le 27 avril au siège du Consortium Alafia, la 2e rencontre périodique des DG de SFD membres au titre de l’année 2017 a mis le focus sur la prise en compte par les SFD des dispositions limitant le nombre de mandat des dirigeants Elus dans les institutions constituées sous forme mutuelles ou coopératives.

En effet, plusieurs crises d’origine interne comme externe peuvent secouer les institutions de microfinance tout au long de leur vie. Celle liée à la gouvernance est non moins importante puisque mal gérée, elle peut conduire l’institution à une mise sous administration provisoire qui coûte la plupart du temps chère à l’Etat. Pour limiter un tant soit peu le risque, l’Autorité, à travers le Ministre en charge de l’Economie et des Finances, a renforcé la Loi 2012-14 du 21 mars 2012 réglementant les SFD en République du Bénin par l’Arrêté N°1781/MEF/DC/DG-ANSSFD/DGA/DAR portant limitation des mandats des dirigeants Elus dans les SFD de forme mutualiste ou coopérative.

Entré en vigueur depuis le 20 mai 2016, l’arrêté s’applique exclusivement aux SFD constitués sous forme mutualiste ou coopérative et limite la durée des mandats des dirigeants Elus à 3 ans renouvelables au sein du même organe et 3 ans au plus au sein d’un autre organe, soit au total 9 ans de mandat. Le même arrêté prévoit qu’au terme de 9 années de mandat, un dirigeant Elu est à nouveau éligible après 6 ans. Il est assorti de sanctions pour les contrevenants : la destitution pure et simple du dirigeant Elu qui violerait le caractère exécutoire de l’arrêté.

Au cours de cette deuxième rencontre, les SFD ont échangé leurs expériences relatives à la prise en compte de l’arrêté N°1781/MEF/DC/DG-ANSSFD/DGA/DAR. De façon générale, il faut noter que des diligences ont été faites par les SFD en interne pour se conformer aux textes : l’arrêté a été vulgarisé dans tous les points de services des SFD concernés. Les cadres et dirigeants ont été sensibilisés sur le contenu de l’arrêté. Bien entendu, la mise à exécution de l’arrêté a entraîné la révision des textes organiques des SFD qui ont élaborés des plans de sortie des Elus ayant déjà totalisé plus de 9 ans de mandat.

Cet arrêté a d’autres implications à l’instar de celles citées plus haut :

  • Formation des nouveaux Elus ;
  • Actualisation de la charte des Dirigeants/Elus et élaboration de leur cadre de performance ;
  • Perturbation des activités suite au départ brusque de certains bons dirigeants Elus ;
  • Etc.

Cependant, de bonnes leçons sont à tirer de la mise en œuvre de l’arrêté car :

  • Un poste ne peut plus être considéré comme définitivement acquis au sein d’un organe ;
  • Le suivi et la documentation de la gestion des mandatures devient une nécessité ;
  • Des compétences et stratégies doivent désormais être développées pour rééquilibrer les pouvoirs entre Elus et techniciens.

Les participants à la rencontre ont suivi avec satisfaction les expériences du RENACA et de l’UNACREP présentées respectivement leurs DG, Messieurs Dieudonné GNAVO et Laurent TOLOME. Les SFD ont à la fin de la rencontre suggéré que l’Autorité accompagne les institutions dans l’application de l’arrêté et qu’un délai de grâce soit accordé aux SFD pour l’application effective des dispositions de l’arrêté.